C’est parti pour la 10ème édition des 7 sujets chauds IA. Pour cette saison particulière, ce sont des membres du Codir et du Comex d’Orange eux-mêmes qui nous ont donné leurs sujets pour éclairer la stratégie et les projets des entreprises. Chacun de ces sujets constituent autant de solutions pour l’entreprise performante. Alors quels sont les sujets majeurs liés à l’Intelligence artificielle à suivre de très près en 2026 ? Vous allez découvrir les 7 thèmes retenus tout au long du mois de janvier. Et rendez-vous pour un webinar exceptionnel mardi 3 février pour un décryptage de l’ensemble de ces sujets. Très belle année à tous !!
1. IA et compétitivité des entreprises
Pour ce premier sujet, Christel Heydemann (CEO d’Orange) est interviewée par Mick Levy, Directeur Stratégie & Innovation (Orange Business).
Christel Heydemann : Les entreprises doivent faire de l’IA un véritable outil de compétitivité.
Mick Levy : Quels sont les gains à attendre de l’IA pour en faire un vrai levier de compétitivité ?
Christel Heydemann : C’est un levier d’efficacité en interne sur beaucoup de métiers en transverse. L’IA est aussi désormais un levier d’attractivité, pour attirer des talents, pour pouvoir recruter dans certains métiers.
L’IA va aussi très vite donc il y a aussi un enjeu à ne pas rater cette révolution pour être sûr que l’écart ne se creuse pas entre ceux qui adoptent ces outils et ceux qui ne les adoptent pas.
Mick Levy : Beaucoup d’entreprises cherchent à aller à faire une transformation autour de l’i a qui sera réussie sans se faire distancer par la concurrence. Quel conseil tu donnerais à tes collègues CEO d’entreprise pour réussir cette transformation ?
Christel Heydemann : En restant humble face à l’ampleur de la révolution qu’est l’IA, chez Orange d’abord, c’est un sujet que je porte donc au plus haut niveau de l’entreprise, sur lequel on a une gouvernance et sur lequel je passe du temps à revoir les cas d’usage. On a aussi choisi des cas d’usage dont on estime qu’ils ont le plus de valeur ajoutée, donc on a fait des choix de gouvernance au plus haut niveau et des choix de cas d’usage. Ensuite, c’est en forgeant que l’on devient forgeron !
Mick Levy : Merci pour ces conseils, Christel !
2. IA et futur du travail
Le sujet clé pour Vincent Lecerf, Directeur des Ressources Humaines et de la Transformation (Orange) : l’impact et l’utilisation du l’IA dans le futur du travail.
Vincent Lecerf : L’IA va transformer profondément nos activités, mais l’essentiel pour réussir est de le faire avec l’humain et pas contre l’humain.
Mick Levy : Merci Vincent de nous proposer non pas ce sujet chaud mais ce sujet bouillant en IA pour les entreprises. Alors l’intelligence artificielle n’est pas un outil magique et toutes les entreprises cherchent à trouver le bon moyen de le déployer auprès des équipes. Comment on le fait de façon efficace ?
Vincent Lecerf : Ce que nous avons fait et qui me paraît essentiel, c’est de poser un socle de confiance. Il faut que les gens sachent quel est le cadre éthique, comment est-ce qu’on l’utilise, il faut qu’ils s’assurent que l’IA soit inclusive, c’est-à-dire qu’elle ne reproduit pas des discriminations mais bien au contraire qu’elle inclue tout le monde. Il faut aussi qu’elle soit souveraine, au sens où ce que la data mise dans le système, puisse rester au bon endroit et pas partir dans la nature.
Quatrième condition, il faut qu’on soit responsable en termes de consommation énergétique, on sait que cela a un impact très lourd et donc autant informer le salarié. La confiance c’est le socle !
Mick Levy : L’IA promet aussi une grande transformation du travail. Quelle est la responsabilité des entreprises dans le fait d’accompagner ces mutations du travail qui sont en cours ?
Vincent Lecerf : Alors il est certain que cela va impacter nos activités au niveau de l’individu, des organisations, et des processus. Et pour cela, la condition primaire est de former, accompagner. Former pour comprendre ce que c’est, utiliser au quotidien, former pour en faire un véritable outil de travail, et parfois, former pour changer de métier. C’est vraiment toute cette démarche que l’on veut engager pour s’assurer que les équipes sont totalement à bord.
Mick Levy : Merci Vincent pour ces pour ces éléments !
3. Responsabilité et confiance
L’un des principaux sujets clés pour Aliette Mousnier-Lompré (CEO Orange Business) : la responsabilité et la confiance.
Aliette Mousnier-Lompré : Il n’y a pas d’IA sans confiance totale pour les entreprises.
Mick Levy : On est ravis que tu aies accepté de nous suivre sur cette opération des 7 sujets chauds IA pour 2026. Le sujet de la confiance te tient à cœur, c’est celui que tu nous a donné. Pourquoi il te semble si important pour le déploiement de l’IA dans l’entreprise ?
Aliette Mousnier-Lompré : L’IA, c’est un peu une boîte noire. On fait des prompts, on envoie des documents dans l’outil, on récupère des réponses. Mais il y a quand même beaucoup de questions à se poser, en termes de conformité, de localisation des données : qui peut accéder aux données ? Vont-elles entraîner d’autres modèles ? Quelle est la fiabilité des réponses ? Il y a donc énormément de choses à regarder pour s’assurer que cela va bien marcher.
Mick Levy : Au-delà de l’intention, comment s’y prend-on pour mettre en place des solutions de confiance dans l’entreprise ?
Aliette Mousnier-Lompré : Tout en laissant les initiatives se faire, il faut éviter que ce soit une jungle. Il faut donc quand même établir une gouvernance. Et cela commence par se poser les bonnes questions concernant la réglementation, la localisation des données, les risques spécifiques à mon entreprise, les vulnérabilités en termes de sécurité. Puis, une fois que l’on a cartographié tout cela, on met en place la gestion des risques et on regarde aussi les questions de traçabilité, ce sont des points clés. Et une fois qu’on est structuré, on peut décoller.
Mick Levy : C’est exactement sur ces principes qu’on accompagne les entreprises sur le chemin de la confiance dans l’IA.
4. L’IA agentique
Sans surprise, l’IA agentique est l’un des 7 sujets majeurs pour les entreprises en 2026 et est présenté par Steve Jarrett, Chief AI Officer chez Orange.
Steve Jarrett : Mon sujet chaud est l’IA agentique. Et d’ici 2026, nous pensons que l’IA passera de simples interactions conversationnelles à des agents capables de passer à l’action.
Mick Levy : Bonjour Steve, merci d’être avec nous. Ta vision sur les sujets liés à l’IA est très précieuse. Pourquoi y a-t-il autant d’engouement autour de l’IA agentique ? Est-ce vraiment justifié ?
Steve Jarrett : Oui, je pense que c’est justifié. D’abord, pour comprendre ce qu’est un agent : il s’agit d’un système d’IA qui s’appuie sur un grand modèle de langage pour disposer d’une certaine autonomie sur une tâche et tenter de l’exécuter. Et il y a là un énorme potentiel business.
L’idée, c’est de pouvoir résoudre des tâches beaucoup plus rapidement et d’améliorer l’efficacité opérationnelle grâce à ses outils. Mais il faut garder à l’esprit que pour bien les utiliser, il faut disposer de données de qualité, d’équipes très qualifiées, pour superviser et piloter ces agents, ainsi que des outils performants, comme ceux qu’Orange Business propose à ses clients.
Mick Levy : Une promesse forte en matière de productivité, mais qui demande des efforts pour être atteinte. Peux-tu nous donner un ou deux cas d’usage typiques de l’IA agentique ?
Steve Jarrett : Aujourd’hui, le meilleur use case concerne le développement logiciel. Si l’on pense à tout ce qu’un développeur doit faire dans sa journée pour comprendre le nouveau code, pour produire de la documentation, pour créer des tests… Ces outils leur permettent d’aller beaucoup plus vite, notamment pour prototyper rapidement.
Nous voyons ainsi une opportunité pour les développeurs de se concentrer davantage sur les parties les plus importantes, créatives, et complexes de leur métier, et de laisser les agents gérer les tâches plus simples.
Mick Levy : Merci Steve ! Et ce ne sont là que deux exemples de cas d’usage. Il y a énormément de possibilités.
5. Le déploiement réussi de l’IA
Le sujet chaud IA 2026 présenté par Wassila Zitoune, CEO Orange Business France : le déploiement réussi de l’IA.
Wassila Zitoune : 80 % des projets IA ne passent pas à l’échelle. Chez Orange Business, on casse cette statistique infernale !
Mick Levy : Merci Wassila de nous communiquer ce sujet bouillant pour les entreprises. Selon toi, quel est le défi majeur que pose l’intégration de l’IA pour les entreprises ?
Wassila Zitoune : La création de valeur, et je dirais même la création de valeur durable et sa redéfinition. On a longtemps parlé d’économie et de réduction des effectifs. La création de valeur de l’IA va bien au-delà des métiers, des parcours, des carrières, de la facilitation de l’expérience salarié, de la facilitation de l’expérience client. Et donc, c’est plus holistique, plus global et tellement plus positif.
Mick Levy : Quelle est la recette pour réussir ses projets et enfin casser cette statistique infernale ?
Wassila Zitoune : Si je mets de côté la technologie, on voit, et c’est l’expérience et la condition qu’on s’est fondées, que le succès repose sur l’orchestration et l’articulation de plusieurs éléments. Le premier : la vision stratégique. Le deuxième : l’implication et la conviction des exécutifs. Ensuite, le chemin pour y aller, l’intensité de transformation, la méthodologie. Enfin, à la fin des fins, la pertinence d’un use case IA, pour un métier.
Mick Levy : Merci Wassila. Comme tu le disais, cela va bien avec les constats qu’on voit sur le terrain !
6. La réglementation de l’IA
Le sujet chaud IA 2026 présenté par Dirk Naumann, CLO & Executive Vice President (Orange Business) : la réglementation IA.
Dirk Naumann : Les entreprises doivent transformer les défis réglementaires, comme ceux liés à l’IA en opportunités business, dans un marché porté par une innovation extrêmement rapide.
Mick Levy : Bonjour Dirk ! L’AI Act est clairement un sujet bouillant pour toutes les entreprises. Il continuera à entrer en vigueur en 2026. Quels sont, selon toi, les principaux défis auxquels les entreprises font face pour se conformer à cette réglementation ?
Dirk Naumann : Le principal défi, c’est que les dates de mise en œuvre évoluent encore et restent floues. Les États-Unis viennent d’annoncer l’initiative Omnibus, qui pourrait retarder certaines de ces mesures. Nous faisons également face au fait que cette réglementation interagit avec plusieurs autres cadres réglementaires. Et, pour compliquer encore les choses, ce que nous faisons en Europe n’est pas toujours aligné avec ce qui se passe aux États-Unis ou ce que fait la Chine en Asie-Pacifique.
Mick Levy : Penses-tu que nous pouvons transformer ces contraintes réglementaires en opportunités business ?
Dirk Naumann : Je le pense, oui. C’est un défi mais la principale opportunité offerte par l’IA repose sur la confiance qu’on peut lui accorder. Cela implique des données fiables, des implémentations fiables et des processus fiables. Et je pense que la formule gagnante consistera à associer des solutions innovantes à un cadre garantissant la sécurité dans un environnement réglementé.
Mick Levy : Merci Dirk ! Chez Orange Business, nous conseillons et accompagnons les entreprises, de bout en bout, tant dans leur mise en conformité que dans le déploiement responsable des technologies.
7. L’impact environnemental de l’IA
Le sujet chaud IA 2026 présenté par Elizabeth Tchoungui, Directrice Exécutive RSE d’Orange : l’impact environnemental de l’IA.
Elizabeth Tchoungui : L’IA est un potentiel extraordinaire pour nos opérations, mais il ne faut jamais oublier l’empreinte carbone qui est très significative.
Mick Levy : Merci Elizabeth de venir nous parler de ce sujet, pour le coup bouillant, qui nous tient à cœur, qu’on place au cœur des projets qu’on réalise pour nos clients chez Orange Business. Alors, cette empreinte environnementale de l’IA, comment peut-on la limiter selon toi ?
Elizabeth Tchoungui : Alors, ça commence par la mesure. Chez Orange, nous avons développé un indicateur, un outil pour mesurer l’empreinte carbone de toutes les solutions IA que nous voulons déployer dans nos opérations. Et donc, c’est l’IA frugale. C’est vraiment ça le concept. On est vraiment dans une logique de trouver le meilleur modèle pour le meilleur besoin. C’est ça l’IA frugale. L’IA frugale, ce n’est pas une IA punitive, c’est une IA pragmatique.
Mick Levy : Tu as une 2ème piste aussi, qui est celle d’utiliser l’IA pour réduire l’empreinte environnementale de toutes les opérations de l’entreprise. Est-ce que cela te semble une piste intéressante ? Est-ce que tu as des exemples, peut-être au sein du groupe Orange ?
Elizabeth Tchoungui : L’IA nous permet, grâce à la prédictivité, de réduire les interventions terrain, qui sont très énergivores en termes de carbone. Et plus généralement, on constate très clairement des réductions de consommation de l’ordre de 15 à 20 % sur les clients qu’accompagne Orange Business, sur des sujets de bâtiments intelligents, de flottes intelligentes, sur les grands équipements industriels complexes. L’IA nous permet vraiment de réduire l’impact carbone de ces opérations.
Mick Levy : Effectivement, j’ai quelques beaux exemples en tête chez les clients Orange Business.
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